Ce billet est, je l’avoue, quelque peu différent de ceux généralement présentés sur ce site, mais cela a tellement changé ma vie que je me devais de vous en parler. Le beau temps et le soleil sont de retour et certaines personnes recommencent à pratiquer des activités à l’extérieur. Alors, pourquoi ne pas vous parler de ma nouvelle passion? Qui sait, peut-être que cela changera également votre vie pour le mieux.

Courir rend heureux!

Depuis maintenant plus d’un an, je pratique la course à pied. Bien que ce sport peut sembler banal, voir ennuyant, il nous apporte une grande satisfaction, autant d’un point de vue physique que psychologique.

L’été dernier, j’ai participé à mon premier demi-marathon, le demi-marathon des deux rives, à Québec. Le tout avait commencé par un défi personnel que j’ai remporté avec succès. Cependant, sans m’en rendre compte, la course à pied a eu d’autres effets sur moi que simplement me rendre fier. Courir me rendait heureux! Et pour avoir cessé de courir pendant 2 mois, j’ai constaté que sans la course, j’avais beaucoup plus d’idées noires dans ma tête. Au-delà de brûler des calories et d’améliorer mon cardio, pratiquer la course à pied me permet d’éclaircir mes idées. C’est le moment de la journée où je peux réellement me retrouver seul avec moi-même et réfléchir.

Parlons maintenant de science

L’automne dernier, je suis tombé sur un article des plus intéressant. Nous y parlions du phénomène de l’extase des coureurs, également connu sous l’euphorie des coureurs. Tout le monde en parlait, mais personne n’avait réellement été capable de le prouver scientifiquement. C’est désormais chose faite! La pratique de la course à pied favorise la sécrétion d’endorphines qui sont libérées par les neurones. Ces endorphines agissent également sur d’autres neurones, dits récepteurs opiacés.

Ces fameux récepteurs ont des rôles multiples :

  • atténuation de la douleur;
  • réduction du stress;
  • et déclencheur de sensations de plaisir.

L’article Vive les endorphines! paru sur le site planetjogging nous explique le phénomène d’extase du coureur :

Une nouvelle technique d’imagerie fonctionnelle a permis de prouver que l’euphorie des coureurs n’est pas une affabulation.

Les coureurs de fond – et plus généralement les sportifs pratiquants des disciplines de grande endurance – savent le plaisir très proche de l’extase qui suit l’effort. Sentiment de légèreté, idées claires : pour beaucoup, ce bien-être explique que les athlètes, même de niveaux modestes, consacrent une partie de plus en plus significative de leur temps à une activité sportive. Problème, personne n’avait prouvé de manière scientifique, avant le premier trimestre 2008, que cette ‘extase’ post effort était réellement la conséquence d’une sécrétion d’endorphines. C’est chose faite depuis la parution des résultats d’une étude entreprise par le Docteur Henning Boecker de l’Université de Bonn dans la très sérieuse publication Cerebral Cortex.

Les observations ont démontré que non seulement une sécrétion importante d’endorphines s’opérait durant l’effort, mais que ces neurotransmetteurs s’attachaient directement aux parties du cerveau connues pour être liées au monde de l’affect et du plaisir.

Aussi épatant que cela puisse paraître, la course à pied n’est pas seulement bénéfique pour brûler des calories ou améliorer son cardio. Le fait de courir longtemps est l’une des manières les plus naturelles et les plus efficaces de toucher un certain paradis.

Alors maintenant, je me demande, pourquoi ne vous mettez-vous pas à la course ;-)

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1 commentaire

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One Réponse à “Le plaisir de la course à pied : dépassement et endorphines”

  1. Kéane Côté-Demers dit:

    Grâce à cette « euphorie », certain junkie ont été capable de se sevrer.
    L’endorphine secrétée dans le corps lors de l’activité physique venait remplacer celle secrétée lors de la consommation de drogue!

    Intéressant n’est-ce pas ;)

    De plus, pour ceux et celles qui restent septiques et qui croient qu’ils ne sont pas assez en forme pour courir longtemps, sachez qu’il existe un méthode progressive en jogging. Cette méthode consiste à alterner marche et jogging de façon à ce que le rythme cardiaque ne soit pas trop bas et que l’exercice fait ne vous demande pas trop de cardio. Je m’explique.

    Si vous alternez entre une minute de marche et une minute de jogging et ce pendant 30 minutes, votre rythmes cardiaque restera stable au rythme où il est losque vous courez. Le temps pris pour la marche n’est pas assez long pour faire diminuer votre rythme cardiaque.

    Le truc est de commencer comme suit: une minute de course, une minute de marche pendant 30 minutes. Après quelque temps, vous augmentez progressivement, à votre rythme, le temps de course. Cela peut donner deux minutes de course une minute de marche ou 5 minutes de course, une minute de marche. L’important est de ne jamais marcher plus d’une minute car l’effort physique diminuera. Un jour, vous verrez, vous pourrez courir 30 minutes sans marcher et vous ne pourrez plus vous passer de ce sport si fabuleux!

    Alors maintenant, je me demande, pourquoi ne vous mettez-vous pas à la course ;)

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