16 novembre 2009
Le Web en temps réel : la quête du Saint Graal de l’information
Aimés autant que détestés, abusés, mais parfois bien utilisés, parfois tout simplement incompris, les médias sociaux font énormément parler d’eux depuis quelques temps. Que ce soit Facebook, My Space, Youtube, Twitter, et bien d’autres, ces médias sociaux ont drastiquement bouleversé notre façon d’interagir avec l’information.
L’individu d’aujourd’hui est quotidiennement soumis à nombre considérable d’informations, qu’elles soient d’ordre commercial ou non. Or celui-ci n’est pas capable de les enregistrer toutes. Avant même l’arrivé de ces médias sociaux, l’homme moderne était confronté à plus de 1000 messages publicitaires par jour. (*Comportement du consommateur et de l’acheteur – Par Nathalis Guichard, Régine Vanheems)
En plus de cela, nous vivons au rythme des alertes. Quelles soient SMS, courriel, Facebook ou Twitter, ces bips sont quasiment devenu oppressantes et intrusives.
Pour reprendre une citation de @ZeLaurent (zelaurent.com) :
Si l’on n’y prend pas garde, on peut se retrouver dans des comportements compulsifs, à ne faire que consulter ce flux d’information et vivre dans l’urgence de ne pas être dans ce temps réel.
Avant de s’aventurer dans les médias sociaux et de trop s’éparpiller, il est important de s’établir des objectifs. Voulez-vous développer votre visibilité, votre expertise, garder un lien privilégié avec vos différentes communautés, rester en contact avec vos amis proches?
Dans mon cas, j’ai décidé de garder mon compte Facebook privé à mes connaissances que je côtois ou que j’ai côtoyé dans la vie de tous les jours (famille, amis, collègues), tandis que j’utilise Twitter et Wordpress pour rester en contact avec mon milieu professionnel et les communautés qui s’y rattachent (autant les experts que les passionnés).
Pour finir, reprenons une autre citation de ZeLaurent sur la vie social en temps réel :
Tags:instantanéité, Tendances Web, Twitter, Web en temps réelPersonne ne nous oblige à rester constamment à surveiller le flux d’information qui coule sans arrêt sur Twitter ou Facebook. Comme personne ne nous oblige à regarder la TV 24/24h. Nous pouvons arrêter la dictature du temps réel. L’important est de savoir ce que l’on cherche, et de se dire que l’information sera toujours reprise à un autre moment de la journée.
2 commentaires
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novembre 17th, 2009 à 17:32
Tu abordes un autre sujet intéressant, celui de la gestion de son identité en ligne. Facebook a tellement évolué que c’est quasiment devenu un monstre que je dois maîtriser.
Je m’explique. Au début, J’avais surtout des contacts proches. Avec le temps, mon lien avec mes nouveaux contacts est devenu de plus en plus éloigné, jusqu’à devenir quasiment public. C’est à ce moment-là que des personnes créent une Page Facebook.
Pour une vedette, la Page devient obligatoire. Comme je n’en suis pas une, je préfère continuer avec mon profil Facebook où je diffuse finalement peu d’information privée.
novembre 17th, 2009 à 20:38
Steph Guerin vient de publier un billet ( »Ces amis Facebook qui traînent dans le pipeline ») qui aborde un peu dans le même sens. Nous pouvons y lire dans les commentaires que chacun essaie tant bien que mal de s’en sortir avec cette gestion de ces différents outils sociaux. Privé, public, nous ne savons plus réellement comment les différencier.
Le plus difficile avec Facebook, c’est que même si au départ tu voulais le garder privé et réservé à tes connaissances proches, tu finis par ouvrir une porte et c’est à ce moment que plein de gens entrent.
Je m’explique : Tu travailles dans une boîte de 100 employés, tu t’entends bien avec ton équipe proche, alors tu les ajoutes comme amis. Cependant, en moins de deux, tu reçois des invitations de tous les autres de la compagnie. Que faire? Les refuser? Ça serait trop compliqué, en plus nous devrions s’expliquer en personne pourquoi on ne les considère pas comme ami
Ouch! Malaise.
Mon problème avec le fait de répertorier nos amis Facebook dans différents groupes, c’est que nous ne pouvons toujours pas décider si tel ou tel « mise à jour de notre statut » est accessible à tous ou non…
À quand cette révolution?